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Jeunes et dirigeants en face-à-face

VALERIE LANDRIEU | LE 29/06/2016 

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Tendance PwC a interrogé CEO et jeunes étudiants à travers le monde, pour mesurer leurs points de vue sur différents sujets de société reliés à l’entreprise. Instructif.

Qu’est ce qui fait la différence entre les jeunes générations appelées à exercer demain des responsabilités et les dirigeants aujourd’hui en poste  ? C’est en tentant de répondre à la question que le cabinet d’audit PwC a mené dans le cadre de sa dix-neuvième étude annuelle « Global CEO Survey », une enquête auprès des jeunes adhérents de l’association étudiante mondiale AIESEC.

Résultats  : beaucoup de divergences de part et d’autre. Quand les jeunes estiment à 60% que la croissance économique va s’améliorer dans les douze prochains mois, les CEO sont 27% à le penser. Quand les jeunes considèrent à 86% que les entreprises devraient prendre en compte les risques liés à la cyber-criminalité, les dirigeants d’entreprise sont 61% à se sentir concernés par la problématique, et quand les changements de comportements des consommateurs sont considérés comme un risque par 85% des plus jeunes, 60% des top-managers adhèrent. C’est le thème du manque de confiance dans les affaires qui recueilleles taux les plus divergents : 83 % des répondants de l’AIESEC estiment qu’il s’agit d’une menace contre 55% des CEO.

Deux visions s’affrontent ainsi en termes de perception des risques, au premier rang desquels les dirigeant évoquent « la sur-réglementation », « l’incertitude géopolitique » et « la volatilité des taux de change. » Pour les jeunes, en revanche, les sujets les plus préoccupants relèvent de l’instabilité sociale, de l’environnement et du chômage. De même ces jeunes sont 37% à penser que les gouvernements devraient faire de la réduction de l’impact environnemental une priorité alors que les dirigeants ne sont plus que 25%, l’écart étant encore plus grand quand le sujet de la diversité et de l’inclusion au travail est abordé (27% contre 13%).

Rien n’est toutefois pré-écrit dans cette confrontation des convictions : ainsi pour près la moitié (46%) de ces pas encore trentenaires, l’objectif des affaires demeure la création de valeur pour les actionnaires alors que les CEO sont moins d’un tiers à le penser (32%).

Quoi qu’il en soit, les deux groupes font consensus autour d’un sujet  ; la réussite des affaires ne doit désormais plus uniquement se définir par la qualité des résultats financiers.

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