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La refonte des organisations trône en haut de la pile

JULIE LE BOLZER | LE 27/06/2016

Tendance La 6ème édition de « HR Trends », réalisée par l’Observatoire Deloitte du Capital humain, révèle que DRH et DG planchent principalement autour de la compétitivité des organisations qui inclus le développement des talents et de l’engagement.

90 % des personnes sondées par la 6ème édition de « HR Trends », réalisée par l’Observatoire Deloitte du Capital humain, déclarent que la restructuration de leur organisation constitue leur première préoccupation. « Cette thématique fait figure de priorité : 42 % des entreprises françaises disent d’ailleurs être déjà engagées dans un projet de réorganisation », observe Gabriel Bardinet, senior manager capital humain chez Deloitte. Concrètement, l’étude pointe plusieurs éléments perçus comme des facteurs de réussite lors d’une démarche de réorganisation : les programmes transverses, la dimension projet, les réseau d’équipes... « Les organisations évoluent de plus en plus d’un modèle traditionnel tourné sur les fonctions d’entreprises, vers un modèle basé sur des équipes responsables, flexibles et interconnectées partout dans le monde », explique Philippe Burger, associé responsable capital humain chez Deloitte qui pointe par ailleurs un autre facteur de transformation  : la pyramide des âges, qui crée des populations de collaborateurs de plus en plus diversifiées au sein d’une même structure. « La relation employeur-employés est modifiée à travers notamment un nouveau contrat social. La technologie numérique métamorphose tant les business models que la façon de travailler au quotidien ».

L’engagement des collaborateurs. 80 % des entreprises françaises (85 % au niveau mondial) jugent que l’engagement des salariés constitue un challenge clef. Ainsi sont en train d’émerger les premiers « Chief Employee Listening Officer ». Autre vecteur de mobilisation évoqué par les répondants : la culture d’entreprise. « La création d’une culture partagée, associée à un management de proximité, concentre toutes les attentions : 82 % des participants au niveau mondial et 91 % des sondés français estiment que le sujet est prioritaire. 60 % y voient même un avantage concurrentiel », souligne Gabriel Bardinet. La culture d’entreprise, vue comme un levier pour créer une organisation fédératrice et attractive, s’invite donc dans la stratégie. 47 % des entreprises françaises (50 % au niveau mondial) sont en train de changer leur culture en réponse à l’évolution de la concurrence et du marché des talents.

La gestion des talents. Dans un monde chahuté, notamment par les avancées technologiques, nouveaux métiers et besoins en compétences sont le quotidien des entreprises. «Pour rester une organisation compétitive, il s’agit de développer une solide culture de l’apprentissage, en transformant l’approche traditionnelle de la formation et en plaçant le collaborateur aux commandes de son propre développement », indique Philippe Burger. L’étude « HR Trends » montre que 75 % des entreprises hexagonales ont déjà pris le pli. Cela se traduit notamment par la mise à disposition de cours en ligne (chez 72 % des sondés), le recours à des certifications externes (53%), le parrainage de programmes de formation par des établissements d’enseignement externes (36%)... « Au-delà de l’acquisition de compétences métiers, ces dispositifs contribuent à faciliter la conduite du changement vers de nouveaux business, de nouveaux métiers, de nouvelles organisations, de nouvelles formes de travail... », conclut Gabriel Bardinet.

Méthodologie : enquête réalisée auprès de DRH et DG de TPE, PME et grands groupes implantés dans 130 pays (7.000 répondants, dont 229 en France).

 
 

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